Le Fléau des Aghones | Dhol & Ark
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Dhol Vokonov
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Informations généralesAge : 22 ansSexe : MasculinMonnaie : 265 agrilsInventaire : • Chevalière en or : portée à l'annulaire. Lui rappelle sans arrêt d'où il vient. Il la hait mais refuse de s'en séparer, ultime lien entre sa vie passée et celle ci.
• Sirop de Draën
Dhol VokonovVithang

Lun 27 Avr - 19:16

Mauvais calcul


Sourire carnassier. On y est enfin. Je repose mon livre à son étagère. Je ne le lisais même pas. Bien trop concentré sur la réaction d’Arkhane. Des mois. Des semaines. Des nuits. Des hurlements. Des crises. Sombre. Faire le deuil de sa perte. Il est là. Changé. Je le perçois. Que lui est-il arrivé ? Mais je n’ai que faire. Enfin, si je veux savoir. Pourquoi tu m’as abandonné ? Pourquoi m’as-tu brisé ce cœur que je t’avais jeté à la gueule ? Il est cassé, à présent. Bloqué par cette nuit où j’ai découvert ton départ. Tu as tout emporté. Le temps a cessé d’avoir de l’emprise sur moi. Tout paraissait fade. Peut-on encore parler d’amitié ? Mon cœur se soulève violemment. Oh tu existes finalement. Non, tu ne mérites plus de battre. Ni pour lui. Ni pour quiconque. Et pourtant il s’emballe. Mais je conserve mon port altier. Celui que j’ai choisi d’endosser. Pour n’offrir qu’indifférence et défiance à la plèbe. Vie en noir et blanc. Tu étais l’unique touche de couleur qui me parvenait à me maintenir humain, si je peux dire. Non maintenant, je ne suis qu’automate. Je mets de l’entrain dans mon métier pour m’offrir une relative indépendance. Mais le reste. J’en ai cure. J’ai sombré. Un fantôme qui m’a hanté tant de fois. Le fil de ton absence qui m’a tiré vers les abysses d’un mal-être assourdissant. Drogue. Pour te parler. Pour t’oublier. Pour te hair. Qu’as-tu fait de moi ? J’ai même fini par étudier un nouveau bord sexuel. Tellement, tu m’as rendu défaillant. Et tu fier de ce que je suis devenu ?  J’avais songé à tous les scenarios. Mais pas celui-ci. Non. Bien trop facile. Bien trop douloureux. Je voulais de la haine, des larmes, de la violence. De véritables retrouvailles. Je n’ai guère le temps de le détailler plus quand il annihile toutes mes pensées de son étreinte. Un nouveau parfum. Désagréable. Non, c’est impossible. Trop facile. Ascalon, pourquoi tu gâches tout ? Je ne savais que faire. J’étais tétanisé. Il venait de faire voler en éclats les semaines de préparation. Embaucher un suiveur. M’apprendre qu’il l’avait retrouvé. De la colère quand je l’ai su. Mais soulagé de le savoir en vie. Trouver le parfait timing pour le retrouver. Mais putain, pourquoi ? Ce sont les larmes qui l’accueillent. Contre mon gré. Je crois que mon corps réagit bien plus vite que mon esprit. Aussi traite que les deux autres. Mes mains tremblent, je les serre en poing. Pourquoi me suis-je cru plus fort qu’eux ? Tu dois gérer Dhol. Ce n’est pas le moment de t’affaiblir. Ils ne doivent pas te voir ainsi. Tu es petit-fils, contrebandier. Tu n’es pas faible. Tu es puissant, fort et terriblement en ma.. STOP. Je reprends le contrôle de mon esprit. Il suffit. Tragique mascarade ! Tu ne m’auras pas ainsi. Je brise cette étreinte. Je le regarde durement. J’aimerais lui foutre mon poing dans sa belle gueule. T’es qu’un con. Je te déteste. Et Elle. Détestable. Ignore la, elle ne vaut plus rien. Ils me donnent la gerbe. Et voilà, deux contre un. Second plan. Encore une fois. Mauvais calcul Dhol, comme toujours. Je fais un pas en arrière. Je serre la mâchoire. On me bouscule. Je lève ma main mais la fais retomber. On s’excuse mais rien n’existe hormis eux deux. Cet écœurant tableau. Toujours et encore de trop. J’ai eu l’espoir qu’elle serait de mon côté mais non. Manquerait plus qu’ils s’embrassent. Je pourrais baisser les yeux. Mais non, lisez le dégout que vous m’inspirez. Le cœur voudrait fuir. L’esprit me persuade d’être au-dessus. D’être ici pour connaitre la raison de sa lâcheté. Etais-je un boulet pour fuir à l’opposé de moi. Mon corps aimerait s’abattre sur lui. Lui expliquer ce que ça donne de partir dans un coup de vent, de me laisser à terre, de ne plus m'aider à grandir, briser ces rêves d'escapades et de me rendre

merdique.



Tahn Celhán

Ascalon Elcide
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Ascalon ElcidePrecepteur

Lun 22 Juin - 18:45

Ha j't'ai déçu?
Tes yeux n'sont plus les mêmes

Contre son torse, la paume maigre d'Arkhane le repoussait, barrage le plus puissant qu'il est vu, refluant bien plus brutal que les flots à l’aide d’un matériau moins résistant que la pierre.  Millimètre après millimètres, elle  y arrivait, sa vieille  carcasse rejetée par la rancœur pulsant dans les veines de ces bras dont il devinait la maigreur sous le tissu blanc. Sans conviction, il leva la main, enroula son poignet de ses doigts. De ses yeux rougit, il cherchait les siens sans les trouver, braqués droit devant eux qu’ils étaient, observant tout en étant aveugles.
Alors en réponse il bomba le torse, appuya légèrement son poids contre la main d’Arkhane, referma ses doigts sur l’étoffe blanche de sa robe. Luttant pour la garder contre lui, son bras gauche autour de Dhol suivit inconsciemment, glissant autour de son cou.

Finalement le regard d’Arkahne l’attaque. Plus transperçant que les deux lames qui lui avait fait fuir Nodotheim. C’était inexplicable, ce maelstrom de peine, colère, haine, rancœur, douleur qu’il y avait entre eux, avec l’ombre qu’il savait au combien rancunière de Dhol les recouvrant, comme une aura mauvaise de celui bien heureux du tour qu’il a joué.
Laisser un mot ?
Laissez moi mourire.

Il revoyait sa chemise s’imbiber de sang, à une vitesse dont lui, plus que n’importe qui, savait à quelle point elle était affolante.  Non, il n’avait pas pu laisser de mot. Les promesses d’un macabés n’avaient pas grandes valeurs. Tout était arrivé quand il était déjà trop tard. Leur laisser un mot, c’était leur donner un cadeau empoisonner, un filon à exploiter pour ceux qui auraient aimer le voir disparaître.

« Non, j-... ! »

Ascalon senti son bras tiré vers la gauche. Le touché de la nuque rasé de Dhol disparu de sous ses doigts. Ébranlé, il serra d’instinct Arkhane un peu plus fort contre son flanc, se plaçant devant elle pour la protéger du regard méprisant du tanneur. Une part de lui, tous crocs sortis pour défendre l’ancienne amante à moitié caché dans son dos, dardait sur le tanneur un regard glacial, se moquant de ce mépris qu’il lisait dans ses iris bleus, dans la sclère de son œil était d’une humidité éloquente. Une autre part savait qu’il était responsable de ces larmes.


Il aurait voulu s’approcher.  Le prendre dans ses bras. Le serrer contre lui, murmurer à son oreille, que dorénavant tout irait bien. Qu'il serait là, pour rattraper les années perdus, panser  les plaies qu’il avait tailler. Au lieu de cela, il y avait ce mètre entre eux, comme un gouffre, qu’il était incapable d’oser sauter, alors que c’était tout ce qu’il y avait à faire.
Ascalon les connaissait. Tous les deux. Peut-être mieux qu’eux-même, certainement mieux qu’eux-même. Même s’il avait  été absent pendant trois ans, les ayant blessés en partant, plus que les multiples couches composant leurs caractères, il connaissait le noyau de leurs personnalités. Il savait qu’à partir de maintenant, s’approcher d’Arkhane revenait à jouer avec le feu, que Dhol serait le plus facile à reconquérir, même s’il ne le serait jamais vraiment.  Le balafré aura besoin de preuves qu’Ascalon ne pouvait pas lui donner maintenant : la tempête passée, le calme revenait, les rouages de son cerveau fonctionnant à nouveau. Redevenu stratégique, il voyait les risques qu’il avait prit en s’engageant dans ce rayon de bibliothèque, tous les dangers qu’il faisait maintenant peser sur eux en les ayant approchés. Dhol n’avait pas semblait si surprit de le voir. Il y avait même eu ce sourire, fichu sourire, à la canine saillante, aux fossettes mauvaises, qui laissaient maintenant milles suppositions se former dans la tête du précepteur.
Dhol savait qu’il le trouverait là. Il avait tout préparé. Alors si Dhol avait pu le faire, la Baronnie de Nodotheim avait pu le faire aussi.

Sa main restée accrochée à Arkhane la relâcha lentement, glissant une caresse fantomatique sur son dos, alors que son visage se refermait, retrouver un masque de contenance. Il déglutie, inspira lentement, puis lança un rapide regard circulaire autour du rayon avant de se reconcentrer sur eux deux. La voix plus basse, rauque, froide, qu’avant.

« Ne venez pas vers moi. Je trouverais un moyen de vous revoir avant demain soir, alors tâchez de rester ensembles. Aussi, ne traînez pas aux mêmes endroits que moi en même temps. »

Son regard ocre coula suspicieusement vers Dhol, un message clair passant de l’un à l’autre.

« Apparemment vous connaissez assez bien mon organisation pour ce faire. »

Il ferma un instant les yeux, ne sachant qui regarder...

« Vous aurez des réponses, puis des excuses. Mais pas ici. Pas maintenant. »

... Puis les rouvrit, pincer ses lèvres avant de s’éloigner, point serrées, pour revenir sur ses pas afin ramasser le livre abandonné.

Dhol Vokonov
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Dhol VokonovVithang

Lun 29 Juin - 21:28

Réveil


« Vous aurez des réponses, puis des excuses. Mais pas ici. Pas maintenant. »

C’était ici. Maintenant. C’est dans cet espace-temps, que je voulais comprendre. Que je voulais foutre la dernière pièce du puzzle. Celle qui brisait mes nuits, broyer mes espoirs. Me coupait l’appétit par saccade. Celle qui hantait mon esprit. Des questions qui me noient jour après jour. Depuis son départ.

Mes yeux le passent en revue. Il a tellement changé. Perdu cette lueur de malice. Cette fougue. Si sérieux. Si .. Déroutant. Que s’est-il passé ? J’ai toujours refusé d’entendre les rumeurs à son compte. J’ai opté pour la facilité : mort. Pour autant, on parle d’affaires plus sombres, d’importantes divergences, des enjeux qui me dépasseraient. La Patronne a tenté un jour, de me parler de Lui – être en face de moi – d’insinuer qu’on pourrait être ennemi un jour, de se confronter et de ce fait, qu’il ne serait pas si mort. Colère pulsant dans mon regard vengeur ce soir-là. Elle a juste levé les mains en l’air, battre en retraite.

J’étais tellement occupé à l’éliminer de mon subconscient que je n’ai pas vu les prémisses d’une toute autre réalité. Déni. Je me complaisais dans cet état. Aurais-je pu l’aider ? Pourquoi se faire passer pour un fantôme ? Hanter et nourrir mon mal être en étant absent. Pourquoi ne suis-je pas si heureux de le revoir si aminci, si roide. Aux aguets. Je me fais violence pour ne pas lorgner autour de moi. Mes gants me protègent sinon, j’aurais probablement recouvert le sol de mon sang, tant je serre les poings. Me contrôler.

Il part.

Je voudrais le retenir. Il n’a pas le droit de nous laisser. Encore. Mais je reste, piqué là. Je le regarde s’éloigner. C’est ainsi que notre séparation aurait dû se faire. Avoir le temps de m’y préparer.

L’aider.
Colère.
Tristesse.
Rancœur.



J’ai raté une partie de l’histoire. Sa gestuelle me l’a fait comprendre. Outre son affection plus que présente pour la Rousse. Il y a une odeur de … Je ne saurais dire. Ou, je fabule. Qui sait ? Je ne le reconnais pas. L’ai-je connu un jour d’ailleurs ? Il a brisé tellement de certitudes au point de ne plus croire en moi. Combien ont su que je n’étais plus que zombie ? Hautain, méprisant d’extérieur. Mais j’étais comme un chien ayant perdu son maitre. Au moins, je me suis forgé. Absent. Mais salutaire, comme dans toutes nos aventures. J’ai appris. Me protéger. Être sournois, quand cet acte méprisant était nécessaire. Il a changé. Nous aussi.

C’est une nouvelle page qui va s’écrire. Etonnement, je me sens prêt. Dans quoi allons-nous plonger ? Parce que je le pressentais quand il nous aura tout avouer, on ne pourra rester sans rien faire. Je crois. Déjà quelques minutes qu’il est parti, et j’arrive enfin à bouger ma carcasse. Rester ensemble. Je roule des yeux. Elle sait se défendre la petite. Elle sait jouer. Et je pense que lorsqu’il va découvrir une nouvelle manche dans la partie, je pense que je vais rire. On a grandi. Il nous a forcé. Enfin, pour moi, ce fut le cas. Mais ma volonté d’aller par-delà nos murs ne s’est jamais entachée.

Elle a grandi également. Je dois bien l'avouer. Et je vais le chuchoter, c'est appréciable d'avoir un digne adversaire. Il fut ma seule attache alors je n’avais plus peur de perdre quelqu’un. Je porte un bref regard sur la seconde âme, l’observant. Avait-elle autant de questions que moi, saturant sa réflexion ?

Si je n’étais pas salaud, je lui aurais probablement pris la main, pour l’emporter hors de la pièce. L’inciter à prendre une bouffée d’air frais, celle dont on a probablement besoin, devenue vitale pour continuer de marcher.

Il est en vie.

Ai-je envie de savoir à présent ? Je n’ai pas surmonté son absence. Parce que je devais savoir où il se cachait. Et je sais. La suite est-elle importante ? Je regarde une dernière fois Arkhane. Oui, elle l’était. Parce qu’il fut mon ami. Le premier de tout. Le merdier de mon quotidien. La pointe acide qui m’ensevelissait dans d’obscures lieux existants ou non. Mais il est le premier. Et s’il est en danger et par respect pour le spectre de notre amitié, je me devais d’aller jusqu’où bout. Une chance de renouer, je ne sais pas. Mais autant terminer ce puzzle pour l’enterrer dignement.

Je laisse mes doigts gantés sur les tranches des livres et prend le chemin de la sortie. Je ne me sens pas abattu. Bizarrement serein. Je l’avais vu. Dualité en mon fort intérieur persistant.

Fuir.
Accepter.
Idéaliser.
Affronter.

Je prends une grande bouffée d'air, recommencer à vivre, c'est la sensation que j'ai. Dix minutes. Qui me paraissait avoir été une éternité. Tellement rassuré. Il est en vie.

« Allons trouver ces bestioles. » Je chuchote, encore dans la torpeur. « On va aller prendre des pièges, je sais qu’il y a une reserve et de quoi te protéger, je n’ai pas envie de me prendre un bourre-pif à cause d’une egratinure » J’ai vu le regard du brun sur sa petite amie. Il l’aime, toujours. Je questionne une servante afin de connaitre l’emplacement de cette fameuse pièce. « As-tu faim ? On peut aller se sustanter sinon, on prendra des encas. » Est-ce moi qui parle ? Je suis abasourdi par tant de bienveillance de ma part.

L’effet Asca. Salopard.




Tahn Celhán

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