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Contes & Mythologies
Démiurge
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Jeu 13 Fév - 11:54


[CONTE] Les Deux Soeurs

Yaga Anavov était une woranne au visage vanté dans toute la baronnie de Nodotheim. Loin d’être prétendu parfait, chacun était pourtant touché par l’harmonie entre ses traits, qui même dans une grimace, se tordaient dans un concert d’équilibre. Elle n’était que plus belle face à sa sœur aînée, Ossolone, la boiteuse, la laide, la bossue, l’enfant difforme longtemps cachée dans le grand manoir familial, qui ne sortait que pour faire plus encore rayonner sa sœur. Les pires paroles coulaient sur elles, mais il fallait plus que quelques langues de vipères pour séparer des sœurs. Et si l’une enviait la beauté de l’autre, l’autre enviait la droiture de l’une. Yaga tentait chaque jour d’avoir la noblesse de sa sœur, qui même voûtée sur sa canne, apparaissait à ses yeux avec une grandeur manquant à beaucoup des admirateurs de la cadette. Aussi, chaque jour, Yaga imitait sa sœur et tendait la main à ceux ayant besoin d’aide, sans soucis de caste ou de rang.

Une nuit que Yaga arpentait les rues de Nodotheim, rentrant tard de chez une pauvre âme qu’elle était venu aider, elle surprit une dispute entre deux Esoèds devant une taverne. Souhaitant toujours dispenser le bien autour d’elle, Yaga s’avança vers eux, le ton rassurant et conciliant, inconsciente du danger jusqu’à ce que le bras de l’un se lève. Au bout de sa main, un tesson de bouteille brilla sous la lune. Il l’abattit sur son visage, l’harmonie se brisa dans une cacophonie de hurlements de douleur. Yaga survécu, mais peut-être aurait-elle préférait la mort.
Car désormais, les moqueries accueillaient son passage. Le verre avait tordu pour toujours ses traits dans une grimace grossière, et ceux qui jusqu'alors faisaient éloge de sa beauté, ne parlaient maintenant plus que de sa laideur, dont on disait maintenant qu’elle était plus grande encore que celle d’Ossolone.
Yaga tenta tout pour retrouver l’harmonie de ses traits, allant jusqu’à frapper aux portes des médecins et des pires escrocs.  Malgré tout l’amour qu’Ossolone avait pour sa sœur, elle ne pu supporter ces égarements. Pour apaiser sa cadette, elle fit venir les meilleurs artisans et elle leur demanda de fabriquer un masque représentant le visage encore intact de sa sœur. Ainsi elle pourrait le porter, et peut-être la pluie des moqueries se ferait-elle moins drue. Malheureusement, aucun d’eux ne fut capable de représenter, que cela soit dans le bois, la porcelaine, ou la céramique, l’harmonie du visage de sa sœur. Et tous abandonnèrent.

Yaga, ne pouvant plus supporter cette vie à Nodotheim, parti dans une maison de campagne, près d’un marais. Des semaines passèrent, et un jour, elle ne donna plus de nouvelle à sa famille ni à ses amis. Ossolone pensa à un besoin de solitude total pendant quelques mois. Puis ce silence devint suspect, et la peur prit l’aînée, qui partit sans prévenir, rejoindre sa sœur.
Elle ne trouva personne dans la maison, et malgré sa jambe, elle parti fouiller les marais. Elle y retrouva sa cadette, la moitié du visage et du torse cristallisés par le fléau des marais, son cœur depuis longtemps arrêté.
S’il était impossible pour Yaga d’un jour retrouver son visage harmonieux, mieux valait ne plus être, et laisser derrière elle un corps couvert de cristaux, un dernier chef-d’œuvre. Ossolone tomba à genoux, serrant sa sœur contre elle, la peine si forte qu'elle la rendit sourde aux bruit de cristaux qu'elle brisait sous son poids.

Depuis dans les marais, une statue de cristal se dresse, deux visage laids et pourtant touchants.


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Tahn Celhán
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Jeu 13 Fév - 11:58


[CONTE] La Naissance des Arèzia

Des siècles bien avant votre naissance, naquit un homme. Un sheig, grand et robuste, un géant disaient certains, dont le visage effrayait tout Anatheim. Il était pareil à une bête sauvage depuis le berceau, mordant les autres enfants, incapable de tenir en place. Beaucoup le disait stupide, ou capable d’intelligence uniquement pour nuire. Lorsqu’à sa majorité, il tua par accident dit-il, un autre enfant, beaucoup y virent un signe. Dès lors il devient le paria de la baronnie, à peine accepté pour les travaux les plus ingrats. Une ombre rejetée, dont ou oublia jusqu’au nom. Chacun s’assurait de ne jamais laisser une arme entre ses mains, trop effrayé à l’idée que la rage qu’il devait nourrir contre eux n’explose à ce moment-là. Pourtant, à peine nommée, la jeune baronne de l’époque, Edianne Tehan, aux oreilles de laquelle étaient arrivées les rumeurs de cet homme-bête, vit le potentiel ignoré des autres regards.
Elle vint un jour, allant le chercher dans l’ombre, et lui tendit une épée, lui confiant la mission de la débarrasser d’une troupe de mercenaires.

L’homme parti un mois. Un mois où l’on n’entendit rien à son sujet. Un mois où les mercenaires continuèrent de faire parler d’eux. Beaucoup se dirent que son manque de cervelle l’avait poussé à vouloir les attaquer de front, et qu’il n’y avait pas survécu. Puis du jour au lendemain, les mercenaires disparurent. Dans les alentours où ils avaient été aperçus, l’on se mit à les chercher, sans jamais rien retrouver. Quelques jours plus tard, l’homme arriva à la capitale. Tous s’écartèrent et le laissèrent aller jusqu’à la baronne, en voyant sa silhouette immense couvert de sang, un sang noir et séché semblant s’être incrusté dans sa peau. L’épée que lui avait offert Edianne était dans son poing, et l’autre semblait fermé avec plus de force qu’un verrou autour d’un sac de cuir.
Il vint s’agenouiller devant la dame et lança à ses pieds le sac de cuir, qui s’ouvrit pour laisser jaillir la tête ensanglantée du chef des mercenaires. Toute l’assemblée recula d’un pas horrifiée, alors que la baronne se contenta d’un sourire satisfait.

L’épée offerte servit encore la baronnie pendant des années, dans la même main, et lorsque celle-ci fut trop vielle pour la soulever, c’est sa descendance qui parti au combat avec. L’homme-bête, Teppas Arèzia, enfanta nombres d’autres loyaux monstres, qui dans leur travail pour Anatheim, de génération en génération, trouvèrent une forme d’humanité.


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Sam 18 Juil - 17:25


[HISTOIRE] La Plainte des Ronces

La Plainte des Ronces est un poème révolutionnaire commencé en 323 et terminé en 331 par Valardias Kritss, un woran écrivain et progressiste originaire d'Agrildheim qui milita énormément pour davantage de justice sociale.
Kritss étudia énormément les bas-fonds, le quotidien des sheigs et notamment le milieu de la prostitution afin de rendre l'image la plus réaliste possible dans son poème. Ne trouvant aucun éditeur prêt à le publier, il s'occupa, avec d'autres amis worans aux mêmes idées, de relier une centaine de livrets de ce poème considéré comme l'un des plus longs de la culture Haarvarne.

La Plainte des Ronces est composé de 24 douzains en alexandrins, tous considérés comme des prouesses littéraires, mais d'un réalisme et d'un sens du détail atteignant souvent l'obscène et l'insupportable.
La première strophe, assez abstraite, résume la situation sociale de Verheim. Les suivants dressent, à tour de rôle, le portrait d'une personnalité puissante de Verheim, puis d'un miséreux, et la dernière strophe, la plus violente, appelle au soulèvement des plus pauvres contre les plus riches.

Son titre est une référence aux prénoms floraux des poupées, et l'on raconte que la huitième strophe, décrivant la toilette d'une prostituée, serait inspirée par l'une d'elles devenue maîtresse de Kritss, et que le dix-neuvième strophe, le portrait d'un juge opportuniste et corrompu, serait inspiré de son père.

Les livrets furent offert dans Agrildheim et Nodotheim à ceux intéressés, pour être en adéquation avec les valeurs de Kritss. Mais dans les semaines qui suivirent leur diffusion, les tensions entre castes se multiplièrent, et plusieurs regroupements de sheigs se formèrent à Nodotheim pour scander La Plainte des Ronces jusqu'à ce que les soldats parviennent à les dispercer. Kritss fût arrêté, et lui et son œuvre, condamnés pour obscénité, outrage aux bonnes mœurs, et atteinte au Cyvir.
Il fût envoyé aux travaux forcés dans une mine d'Agrildheim, dont il ne remonta jamais. Des rumeurs disent qu'il y vit encore, complètement aveugle.

La Plainte des Ronces est aujourd'hui interdite, les livrets ont été pour la plupart retrouvés et brûlés, mais il en reste environ une dizaine, et il se murmure que les plus violents opposants au Cyvir et aux baronnies l'apprennent encore en secret, sous un escalier grinçant ou au fond d'une cave pourrie d'humidité.


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Tahn Celhán
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