[EVENT] Eau, sang et sùgh
Page 3 sur 3 Précédent  1, 2, 3
Dhol Vokonov
Afficher le résumé
Voir le profil de l'utilisateurhttp://tahncelhan.forumactif.com/t164-dhol-ou-les-explorations-chimeriqueshttp://tahncelhan.forumactif.com/t141-dhol-vokonov
Informations généralesAge : 22 ansSexe : MasculinMonnaie : 265 agrilsInventaire : • Chevalière en or : portée à l'annulaire. Lui rappelle sans arrêt d'où il vient. Il la hait mais refuse de s'en séparer, ultime lien entre sa vie passée et celle ci.
• Sirop de Draën
Dhol VokonovVithang

Ven 17 Juil - 19:06

METISSE


Pas de réponses à mes questions, nous voilà bien. J’inspire longuement, agacé. Peut-on parler de fiasco ? Je n’aurais pas mon bois pour me chauffer. Je sens que je vais vite tout laisser en plan. Ce n’est pas comme si, on était habitué depuis trois ans. Ca permet d’avoir un rappel des couleurs. Qui sait, le noir me prédit un radieux avenir. J’aurais mieux fait de me saouler tiens. C’est bien beau de jouer les gens lambdas mais cela m’épuise d’incarner un gueux. J’écoute la gamine avec sa dentition trouée et me pince le nez pour ne pas faire ressortir un diabolique côté de ma personnalité. Après tout, elle n’y est pour rien si elle est incompétente. Un dédaigneux regard à mon fragile coéquipier avant de reporter mon attention sur la petite fille. Elan d’audace de sa part, je reste pataud face à ce contact physique forcé.

« Merci de me guider mais je pense que je suis apte à te suivre seul. Je suppose que tu apprécies bien assez ta vie pour ne pas continuer à me toucher. »

Je lui offre un faux sourire avec toutes mes dents avant de retirer ma main. La foule est bien présente. Je reste en retrait, au cas où. Je n’i pas envie de me prendre un malheureux coup. Avec les illettrés, tout peut arriver. J’observe l’affrontement. Je n’aurais pas envie de me frotter à l’homme avec sa lame mais je l’aurais bien encouragé à couper un petit bout du bide de plus vieux. Je conserve le silence, attendant ces fameuses réponses.

« Tu ressembles à souillon Mój maluch, tu vas le mériter ton bain. » J’arque un sourcil, reconnaisant la voix qui vient me titiller. « Et toi, tu es en retard, je croyais que tu devais m’accompagner. » Petit rire sous cape. « Ton grand-père m’a retenu pour une affaire concernant une discorde. » Son ton calme m’informe que la partie fut mal engagée. « Tu as ramené de quoi manger ? » Elle soupire mais sort un en-cas que je mords avec plaisir. « Que se passe-t-il ? » Me questionne-t-elle. « La sève a encore changé de couleur, les petits gens s’affolent. Le grand aux cheveux longs a voulu offrir un petit amincissant au bedenant. Et j’ai failli tuer une petite fille et mon coéquipier. Mais comme tu peux le voir, tout va bien. Je n'ai pas encore perdu mon sang-froid. » Elle secoue la tête, pendant que je me remplis la panse. Elle observe chacun, retient des visages qui pourraient lui servir. « Tu pourrais me féliciter Métisse pour le contrôle que j’opère sur moi. Tu sais qu’il m’est pénible de me mélanger aux gens. »  Elle me masse une épaule. « Tu m’épuises Dhol, tu m’épuises. »

Tahn Celhán
Astilbe Sæter
Afficher le résumé
Voir le profil de l'utilisateurhttps://tahncelhanrpg.forumactif.com/t212-astilbe-saeter#761https://tahncelhanrpg.forumactif.com/t199-astilbe-saeter-la-mecanique-d-une-poupee
Informations généralesGroupe : HaarvarnAge : 26 ansSexe : Classe sociale : SheigMonnaie : 0 agrilsInventaire : - Porte-cigarette
- Couteau à cran d'arrêt
- Filtre contre la nigra sanie
Bandeau : https://media.discordapp.net/attachments/674736394316546090/710143405119766548/Astilbe_bandeau.jpg

Mar 4 Aoû - 23:07

Il me semble parfois que mon sang coule à flots,
Ainsi qu'une fontaine aux rythmiques sanglots.
Je l'entends bien qui coule avec un long murmure,
Mais je me tâte en vain pour trouver la blessure.

Caché contre le cou du linguiste, il continuait de faire la sourde oreille. Percheval s'occupait pour l'instant très bien du problème à sa place : il était ce genre de personne naïve, comme Calanthe, à qui Astilbe déléguait sans mal, tant leur cerveau semblait incapable de générer la moindre déloyauté. Et le Woran semblait avoir eu l'idée stupide de l'estimer, voir de l'apprécier. Assez pour vouloir prendre soin de lui, et avoir cette lueur de désapprobation quand l'exploitant vint attraper ses mains.  L'Edei de retint de feuler, ses bras se crispant et résistant sous le mouvement. La brusquerie des gestes lui en rappelaient d'autres,  et là où certains ne voyaient que des phalanges déployées, lui apercevait des bras et des jambes écartés. Mâchoire crispée, il surveillait les gestes de l'homme avec attention, un tremblement infime de colère faisant tressauter sa peau, juste assez pour que Percheval puisse peut-être le sentir contre ses côtes. Dés que l'homme le relâcha, il ramena ses mains contre lui, et revint légèrement vers le linguiste, n'osant pas totalement s'appuyer contre lui non-plus.

Astilbe repassa enfin ses bras autour de son cou quand l'homme indiqua une chambre à l'étage à Percheval. Ils allaient enfin être au calme. Et il allait pouvoir envisager de dormir avec un inconnu qui n'était tenu à rien à côté de lui.
A nouveau cramponné, il ne relâcha le Woran que quand celui-ci le posa sur le lit. Par réflexe il le retint légèrement quand Percheval tenta de s'éloigner pour aller chercher la bassine, brusquement conscient du bouclier humain que représentait le linguiste. La poigne discrètement refermé sur la redingote du Woran le relâcha finalement, et Astilbe profita des quelques secondes où Percheval s'éloigna pour pour fermer les yeux et se calmer.
Il n'était pas blessé, en tout cas n'avait pas de de plaie, et la sève n'était pas rentrer dans son organisme par une blessure. Par voix cutanée, il n'en savait rien, et ne faisait pas confiance à quelqu'un rencontre il y avait à peine une heure.

Léger et languide, le linge longeait les lignes, laissant luire le liseré  larmoyant, lassé, lochant loin. L'Edei regarda Percheval nettoyer ses mains sans dire un mot, appréciant la légère caresse en fermant légèrement les yeux. Petit à petit, il commença à partir ailleurs, presque en train de s'endormir, alors que le linguiste se lever. Astilbe rouvrit les yeux d'un coup, observant autour de lui pendant que Percheval lui tournait le dos. Il le regarda revenir dans la pièce et s’asseoir sur le sol près de la porte avec un pli contrarié au coin de la bouche,

« Venez »

Melchior dans un coin de la pièce comme cela, c'était dérangeant, Astilbe ne savait pas pourquoi. Il n'y avait pas de raison à ce qu'il soit là. Il n'y avait pas non plus de raison à ce qu'il le laisse là. L'Edei tendit sa main vers  Percheval, avec un léger sourire.


« Ne restez pas là. »

Et puis il y avait bien assez de place sur ce lit pour qu'ils puissent tout deux s'asseoir.
Chaos
Afficher le résumé
Voir le profil de l'utilisateur
Informations généralesAge : /Bandeau : https://zupimages.net/up/20/20/vro1.jpg
ChaosAdmin

Lun 17 Aoû - 23:50

Eau, sang et sùgh



Isaelle observa Calanthe s’éloigner d’un regard froid au milieu de ses traits figés. Son seul repart entre elle et la foule venait de partir, mais en désignant comme bouc-émissaire en filigrane, elle avait reconquit le groupe de façon éphémère. Maintenant il ne fallait pas laisser passer ce rapide regain de sympathie pour elle.
Du coin de l’œil, elle vit un balafré arriver, la tête blonde de sa fille quelques pas derrière lui. La commissure de ses lèvres se réhaussa légèrement, une voix quelque part dans sa tête lui disant d’être une mère exemplaire devant les yeux bleus de son enfant.

La gérante inspira doucement, avant de s’avancer au milieu du petit cercle que la foule avait naturellement formé autour des deux adversaires quelques minutes plus tôt. D’un petit signe de la main, un léger pli de mépris au coin du nez, elle fit signe au barbu de reculer dans la foule anonyme à laquelle il appartenait. Que sa fille est un exemple de la façon de remettre un Sheig à sa place.

« Comme je l’ai déjà dit, cette sève n’a rien de dangereux. »

Commença-t-elle, tournant la tête pour répondre à l’entièreté des regards braqués sur elle, attendant un mot de travers.

« Certains d’entre vous doivent bien s’en souvenir, mais une pluie d’acide a endommagé toute la retraite il y a de cela trois ans. Vous serez assez malins pour comprendre que les sùghs n’ont pas fait exceptions à la règle. La sève change de couleur au contact de la peau, pour des raisons inconnus, mais elle reste consommable, et ne provoque aucune réaction cutanée. »

Dans la foule, une main blafarde se leva timidement, fusillée aussitôt du regard par la gérante, et remarquée par tout le reste du groupe.

« Manéssa a dit que c’était pas rapport à la santé… »

Siffla faiblement la voix, alors que la main redescendait légèrement au milieu de la mer de tête, toutes plus ou moins tournées vers elle. Isaelle leva ostensiblement les yeux au ciel avec un soupire exaspéré qui gonfla ses joues. Pourquoi, de tous ceux venus les années précédents, pourquoi avait-il fallut que ce soit un superstitieux qui se décide à réapparaître.

« Ce sont des élucubrations sorties de sa vieille tête malade…
- Non non, c’était juste pour mes amis et m-…
- Manéssa est une vieille harpie de réparatrice qui se fait de l’argent sur la stupidité des gens, comme tous le reste des charlatans de son genre ! Si le Cyvir ne lui a pas encore mis la main dessus, c’est qu’ils n’ont pas le courage d’aller la chercher au fond de ces fichus montagnes ! Mais ils n’auront pas de difficultés à mener la vie dure à ceux assez perdus pour aller voir un réparateur… »

Son regard de menace plana sur le groupe, sa volonté de dénoncer le premier qui trouverait malin de parler trop fort de Manéssa se lisant clairement dans le bleu de ses iris.

« Maintenant que tout le monde retourne au travail, ou comme l’a si bien souligné notre cher poupée, il ne risque d’y avoir du bois que pour les plus méritants… »

(Sa phrase lui laissa un goût amer sur la langue. Sans qu'elle sache pourquoi.)
Immédiatement, la foule devint nuée, alors que chacun, avec plus ou moins d’empressement, retourné tailler les arbustes, ne semblant plus s’inquiéter de la sève, même si les rumeurs se mettaient doucement à circuler. Manéssa était une vieille femme vivant dans les montagnes de la retraite, descendu de ses cimes il y a 2 ans pour expliquer dans un discours alambiqué que la couleur de la sève était intimement liée à la santé physique d’un individu. Malgré les incitations et les grognements agacés, la petite voix grêle qui avait oser parler plus tôt resta complétement muette sur l’interprétation qu’avait délivré la vieille sage, apparemment très sensible aux menaces semblant planer avec plus d’intensité au-dessus de sa tête. Alors chacun y alla de son interprétation, une règle généralement semblant se faire, au fil des murmures se stoppant net à l’approche d’Isaelle : le noir était l’annonce d’une mort imminente. Plus la sève était sombre, plus la mort était proche. Le rouge lui, était signe d’une maladie vénérienne, ou d’une certaine appréciation pour les pratiques déviantes, comme avaient finit par le diagnostiquer les quelques rires gras ayant reconnu – par un hasard évident – l’Edei dans la silhouette frêle qui avait quitté la forêt en catastrophe devant le rouge de ses mains.


HRP:

Merci à tous les joueurs d'avoir participé! On espère que vous vous êtes amusé!
Les retours, positifs comme négatifs, sont les bienvenus, vous savez à qui vous adresser!

Une mission personnalisée avec Manéssa sera proposée sous peu, pour ceux qui voudraient percer tous les mystères de la sève des sùghs (vous vous doutez bien que les interprétations à la fin de cet event ne sont pas exactement justes, n'hésitez pas à faire vos propres théories d'ailleurs), préparez les crampons et les baudriers, il y aura un peu d'escalade...


Tahn Celhán

Afficher le résumé
Informations générales
Contenu sponsorisé

Page 3 sur 3 Précédent  1, 2, 3
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum