Les Veilleurs | Méhénil&Astilbe
Astilbe Sæter
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Informations généralesGroupe : HaarvarnAge : 26 ansSexe : Classe sociale : SheigMonnaie : 0 agrilsInventaire : - Porte-cigarette
- Couteau à cran d'arrêt
- Filtre contre la nigra sanie
Bandeau : https://media.discordapp.net/attachments/674736394316546090/710143405119766548/Astilbe_bandeau.jpg

Lun 8 Juin - 18:06

36 Wyrten 352

J’ai envie d’elle, qu’elle s’en aille
Mais j’ai envie d’elle quand j’ai mal
J’ai envie qu’elle soit lente
Envie qu’elle me tente
Envie qu’elle soit violente

Impudentes, les fortunes et les noblesses de Nodotheim aimaient montrés sur quel tas d’agrils elles trônaient, et quel pouvoir tenait dans la paume de leur main. Se pavaner avec le gérant du Fantasmagloria – n’acceptant que les clients d’une certaine influence, au point que le cueillir semblait être un passage obligé pour être reconnu de ses pairs Worans – au bras était une belle démonstration pour certaines. Mais l’arracher à son cocon doré, dans lequel il semblait se reclure, c’était la dernière marche à monter pour montrer que tout se plier sous votre volonté. La créature la plus capricieuse de Nodotheim n’avait d’autres choix que d’avaler son orgueil et sa fierté, pour venir docilement manger dans votre main ce que vous lui donniez. Astilbe savait que c’était exactement pour cela que Silje Mena l’avait fait venir. Pour montrer que malgré les cheveux blancs, l’arthrose, les rides, les muscles relâchés, la sclère jaunie de l’œil, les pétéchies sur les bras et le front, et tremblante au fond de son lit, elle le sommait de venir et il venait.
Cliente fidèle du Fantasmagloria, présente depuis le tout premier mois sur les recommandations d’Absolom, il la voyait dépérir depuis quatre ans. Et sans le vouloir, il était devenu le symbole de sa fierté. Son éphèbe qu’elle venait voir les trois premières années, appuyée de toute sa vieillesse sur une canne, puis que désormais, elle sommait de venir à son chevet.
Astilbe regarda, à travers la fenêtre givrée du fiacre, l’immense silhouette de la maison de Silje Mena, plus sombre au milieu de la nuit. Vieil immeuble délabré des anciennes civilisations, la culture Haarvarn était venu y déposer son architecture au fil des décennies. Et si le bâtiment manquait toujours de finesse, droit et rectangulaire, les vitraux ouvragés qui comblaient les fenêtres, et le jardin l’entourant, rendaient l’ensemble excentrique et admirable.
L’Edei raffermit sa prise autour du col de son manteau de fourrure, et descendit de la voiture dans un grincement de roue, sans un regard au conducteur. Il avait payé la course en montant.
La domestique qui s’était toujours occupée de le recevoir l’attendait près du portail, une lanterne à la main pour percer la nuit. N’échangeant qu’un hochement de tête en guise de salut, ils avancèrent vers la maison, se séparant dans le hall. Il n’avait pas besoin qu’on le guide jusqu’à la chambre de Silje, et tout le petite univers orbitant autour d’elle pour la protéger le connaissait assez pour ne pas non-plus avoir besoin de s’assurer qu’il ne ferait aucune bêtise. L’Edei poussa doucement la porte, de suite frappé par la lourde odeur de plante dans la pièce. Quelque chose avait changé depuis sa dernière visite. Les flacons sur la table de chevet près du lourd baldaquin, les relents criants d’infusions de plantes et d’huiles essentielles, la pièce et l’intuition d’Astilbe lui susurraient que la santé de Silje s’était encore dégradée.
L’Edei s’approcha d’elle après avoir refermée la porte et déposé son énorme manteau sur une chaise, une expression indifférente, si ce n’était satisfaite, de voir les yeux à demi-fermés de la Woranne difficilement suivre son déplacement pour venir s’asseoir à son chevet. Il se pencha sur elle, caressant doucement sa joue du même coup, le dos de ses doigts glissant vers sa mâchoire.
La voilà. La vielle. L’ancêtre, la momie. Le fossile !
Un petit sourire aux lèvres, il chuchota, presque contre son visage :

« Comment vas-tu ?
- Je suis toujours vivante. »

Nargue-t-elle, un sourire suffisant et satisfait sur ses lèvres fripées et sèches. Qu’il voit qu’elle était toujours vivante. Qu’il en était réduit, lui la poupée, à se soumettre à une vielle femme au bord de la mort. Sa main aux doigts épais, une bague semblant incrustée dans la chair gonflée de son index, vint se poser doucement sur la sienne, osseuse et maigre. Les lèvres pâles de l’Edei se rehaussèrent en sourire asymétrique, une commissure plus relevée que l’autre avec un relent de sous-entendu et de férocité. Ici il n’y avait pas de rôle à jouer, d’amour à simuler, d’intentions réelles à dissimuler, de tendresse à disséminer.  Alors il ne prit pas la peine de faire la conversation – ils n’avaient de toute façon plus rien à se dire, le passe-temps de la vieille en attendant la mort se résumant depuis quelques mois, à lui rappeler comme il se devait de ramper à ses pieds – et  repoussa doucement la couverture la recouvrant. Il prit la ceinture en soie de sa robe de chambre, venant lentement tirer dessus dans un grand geste, regardant le tissu doucement glisser pour révéler une poitrine tombante, soulignée de plis.
Il était prêt à être englouti.
Si Calanthe le voyait, il vomirait.

« Voyons à quel point. »

xxx

Vautré face contre le matelas, un bras pendant dans le vide et son esprit concentré sur les coups de son cœur dans son torse, il tentait d’en calmer le rythme, inspirant et expirant lentement. La sueur sur son dos et sa nuque avait refroidit, lui laissant maintenant une impression glaciale au contact de l’air. Derrière lui, il entendait la respiration sifflante et pas plus réorganisée que la sienne de Silje. Cette fois, il avait vraiment cru, pendant un instant, qu’elle allait mourir entre ses bras. Puis il avait comprit qu’il s’agissait d’un autre type de mort.
L’état de Silje se détériorait violemment, et il devait comprendre pourquoi, comment. Simple maladie ou intervention de la si répandue bienveillance humaine, Absolom devait en être informée, encore plus quand la concernée était une connaissance proche. Avec un bâillement étouffé dans sa main, Astilbe se redressa, tournant d’un coup la tête en entendant la porte de la chambre grinçer.
Le visage bien coiffé de la domestique l’ayant accompagné apparut dans l’embrasure, son regard se posant à peine sur lui.


« Votre… Veilleur est là.
- Faîtes le venir. »

Instinctivement, l’Edei sorti de sa torpeur. Il se redressa en entendant des pas dans le couloir approcher, et s’assit sur le bord du lit, prenant le temps d’écouter la lourdeur des pas et de réfléchir. Légers, l’homme qui arrivait n’était pas imposant ou sûr de lui. Il n’arrivait pas en conquérant. Les mots de la domestique et la situation de Silje lui donnèrent rapidement une réponse : un médecin. Mena prenait le risque de faire venir un réparateur, qui plus que de la soigner, la veiller. La question qui lui venait, entend que limier officieux d’Absolom, était alors : La veillait-il depuis qu’elle allait plus mal, ou alllait-elle plus mal depuis qu’il la veillait.  
Finalement, une grande silhouette en capuchon étira son sur un mur de la chambre, et Astilbe prit la robe de chambre tombée au sol pour la tendre à Silje. La Woranne la refusa d’un signe de main sec, et il se retint d’un coup d’œil au plafond, commençant à enfiler la robe de chambre inutilisée, coupé dans son élan par la voix soudainement tranchante et arrogante de Silje.

« Ce n’est pas la tienne. »

Trébuchant du haut de son orgueil et de son égo, Astilbe tourna la tête et défia un instant Silje du regarde, les dents serrées, ne lâchant par la robe de chambre. Il persistait, s’attendant à ce que finalement elle cède, avant de comprendre que c’était son jeu. Elle voulait que son « veilleur » comprenne bien qu’il était une poupée, pas un amant plus jeune en restant néanmoins son égal. C’était d’une pierre deux coups : l’occasion d’humilier la poupée en la révélant dans un moment de faiblesse, et de rabaisser le médecin, obligé de s’occuper d’une malade dans un lit à peine refait, la peur d’être dénoncé en supplément. L’Edei relâcha la robe en entendant presque ses dents grincer, et se leva pour aller prendre une boîte plate métallique et un briquet dans une poche intérieur de son manteau. D’une oreille, les jérémiades de Silje lui parvenaient, ses petites phrases mielleuses et pernicieuses pour inviter le réparateur à s’approcher et à agir normalement. Astilbe se permit un rapide regard au plafond, et ouvrit la boîte pour y prendre une cigarette et la glisser entre ses lèvres.

En l’allumant, il vint au bout du lit, s’allongeant sur le ventre dans le travers sans écraser les jambes de Silje, pour détailler le réparateur et ses gestes. Les traits maigres de son visage lui rappelait d’autres traits, les siens d’il y avait quelques années, qu’il tentait d’oublier.  Avec un léger froncement de sourcils, il détourna les yeux pour se concentrer sur les affaires et les mains du nouveau venu. Ce soir il n’avait pas l’envie de tourmenter quelqu’un au détriment de sa propre sérénité. Il croisa les bras devant lui pour y reposer sa tête,  sa joue légèrement écrasée contre son biceps peu développé, et tira une bouffée de sa cigarette, laissant le goût âcre parcourir sa langue et grimper le long des arcades de son palais, avant de le recracher en volute vers le réparateur.  
Du bout de son doigt soigné, il désigna une fiole en verre sombre, à la couleur imperceptible.

« Qu’est-ce que c’est ? »

Rien, ni bonjour ni sourire, la question brute de quelqu’un qui sait qu’il n’aura droit qu’au mépris comme réponse.

Méhénil Vassilir
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Informations généralesGroupe : HaarvarnAge : 20Sexe : MâleClasse sociale : Sheig

Jeu 11 Juin - 21:07


35 W 352 – Dans la journée – Nodotheim/Quartier est





Il n'était pas de ceux qui croyait en la providence. Loin de la même. Malgré tout, lorsqu'il tomba par hasard sur le vieux Phinnaeus, au détour d'un carrefour, il fut mis devant.
Méhénil l'avait aidé il y a longtemps – il y a cinq ans, avant de quitter la ville pour tout dire – ce vieil homme était le point de départ de sa carrière. De dire qu'il l’avait remis sur pied serait une surinterprétation. Mais… apparemment il le considérait réellement comme son bienfaiteur. Il n'allait pas s'en plaindre.
A cause d'une petite infection saisonnière, le majordome s'était fait mettre à la porte de chez ses précédents employeurs.
Ces Worans, tous les mêmes.
Et avec Méhénil à son chevet s'était remis. Une remission bien évidement pour laquelle il n'était pas rien. Il n'avait même pas le peu de connaissance qu'il avait maintenant.
Le serviteur avait aujourd'hui retrouvé du travail. Auprès d'une bonne famille, à l'en croire. C'était ce qu'il déclarait à chaque fois… Obéissance, le cyvir l'avait dit. Il en vint bien vite à un fait d’intérêt : la patronne allait mal et il pouvait l'entretenir du passage d'un excellent médecin en ville.
Il n'aimait pas les nobles.

Nonobstant ces ressentis pour les gens d’orgueil, si quelqu'un allait mal à ce point, il était bien obligé d'y aller. Si l'altruisme ni était pas pour grand chose, l’appât du gain lui était là, carnassier. Il acquiesça, presque à regret.
Il n'aimait, déjà, pas cette noble.

Quartier Woran





Domaine désenfoui et réhabilité, la bâtisse à étage qui lui fessait, à présent, face était, à n'en pas douter, celle d'une élite. Même parmi les Worans.
C'était dans ce luxe, qu'il allait pouvoir crécher ?
On le mena à l'intérieur sans le laisser admirer les jardins. Et puis il patienta… de longue minute… les domestiques ne s'attardaient pas sur lui et continuaient leurs ballets quotidiens. Enfin, le vieil majordome revint avec une servante. Elle allait le conduire auprès de sa cliente.
D'ordinaire, il n'aimait pas les nobles.

En un instant, alors que la porte s'ouvrait dans un chouinement, ce perchoir immense qu'il venait d'embrasser menaçait de s’effondrer. La porteuse de vie vacillait et, même sans compétence aucune, il était possible de dire qu'elle était mourante. Était-ce la prétendue providence qui l'avait conduit ici ? A quelle fin ? L’éconduire de sa flamme ?
Sa certitude se vrilla de pitié.

Sa besace se déversa dans la chambre, complétant le fatras médical qui y régnait déjà par de nouvelles flasques aux étiquettes délavées. Toutes contenaient diverses infusions odorantes qui amenaient plus de sérieux au titre de médecin auto-proclamé. Un ''médecin'' au cœur lourd de la souffrance d'autrui.
Sa certitude vrillée de pitié.

Il l'avait observé… longuement… sans que nulle contemplation ne puisse se lire dans ses yeux. Une auscultation silencieuse, distante, d'ensemble. Dame Mena n'allait pas être sa protectrice longtemps. Son corps exhalait la mort, telle une invitation à l'y pousser…
Après s'être renseigné auprès des domestiques sur les différents traitement qu'elle avait suivait déjà et des diagnostiques qui avaient déjà été proposés (même si la plupart des termes lui était étranger, s'était ce que l'on attendait de lui), il sortit, prétextant des achats, et assura de revenir demain. Il lui fallait du temps pour réfléchir. Peser les pour et les contre.
Une nouvelle fois, sa certitude était vrillée de pitié.

36 W 352 – Au soir





Revenu à sa résidence de circonstance, la domestique l’accueilli froidement. L'escroc préférait être seul veilleur au chevet des futurs morts. Ça simplifiait grandement la tache le cas échéant. Se réjouissaient-Ils tous tant de les voir se plier à la géhenne ? Parfois, Ils le dégouttaient profondément. Il se défit de sa veste épaisse pour la laisser sur un portant. Le Sheig tentait de se fondre dans un milieu qui ne lui était pas des plus familiers.
Sans une parole, la servante était partie au travers des couloirs, le laissant poiroter dans le hall… elle était bien vite réapparue, l'invitant à la suivre.
Traversant de nouveau ce couloir à l’atmosphère si pesante, il retournait au devant de la vieillesse dans toute sa décrépitude.
La servante l'accompagna et le suivit du regard jusqu'à ce qu'il soit sur le seuil de la chambre. Une façon de lui dire que l'on ne lui faisait pas confiance sans doute. Le contraire aurait été étonnant.

Avenant, il entra. Mais sous la surprise, Méhénil cligna des yeux, prit d'une frénésie d'incompréhension. Non pas réellement choqué par la situation, mais, face à l’inattendu, tout marbre se fissurait. Et le sien n'était déjà pas le plus rigide qui soit. Il eut un regard – dans lequel on pouvait lire un « Z'auriez pu m'y passer el'mot » – pour la domestique qui disparaissait déjà à l'autre bout du couloir. L'homme dans un élan de pudeur avait commencé à enfiler une manche d'une robe de chambre, lorsque celui-ci fut interrompu par la voix tranchante de la Dame Mena, qui elle même se damna à une nudité assumée. Un moyen d'affronter la honte de se montrer entière, obligée par les nombreuses observations qu'elle avait vécue de ses pairs avant que lui n'arrive. Observation qu'elle allait devoir subir un temps encore, tant qu'elle persisterait à lutter.
Ce soir au moins elle avait ce compagnon d'infortune à entraîner avec elle dans sa chute. Elle reprenait les choses en main dans la mesure du possible, ou, plus probablement, ne supportait pas de les sentir filer. Elle voulait sentir que cette Chose-là ne lui échapperait pas. Elle en avait besoin.

- Désolé, on m'a pas prév'nu qu'vous étiez avec… (il jeta un petit regard sur l'homme nu) quelqu'un.

Bien vite, un léger sourire bienveillant se dessina sous sa capuche alors qu'il la retirait. Sa cliente, malgré toute sa souffrance, pouvait encore ressentir du plaisir – ou du moins le tentait-elle. Ça ne le dérangeait en rien.
L'escroc fit un semblant de révérence et, à l'écoute des plaintes agressives travestis de miellat, s'approcha.
Le roux – qui aurait pu lui apparaître efféminé en d'autres occasions, cette rencontre fortuite ne laissait pas place à pareil considération – le contourna pour fouiller un manteau, avant de retourner s'installer sur le lit, dans un détachement qu'il ne put qu'admirer.

L'odeur du tabac vint supplanter celle qui imprégnait les lieux. Elle en devenait presque suave. Il s'était bien plus habitué à un certain laissez-aller chez ses patients. Ce contraste des effluves mentholés et herbacés, qui embaumait la Dame au quotidien, avec ceux du stupre et de la havane le déstabilisa un moment. Quelque part, c'était surréaliste. Lubie de Woran qui refusait de rompre avec ses coutumes des bons jours.
Malgré l'odeur et les regards indiscrets – oh oui, il se sentait épié – le jeune, aux prétentions de médecin de l'ombre, s'agenouilla prés de sa cliente, la reprenant des bras de l'amant vers ses mains cartilagineuses. Scruta ses yeux, prit son pouls à même la carotide et, la maintenant sur le flanc, il vint poser son oreille dans son dos, sa main en entonnoir, pour écouter ses respirations. Douloureuses. Rythme irrégulier. Regards absences mais, toujours, empli de fierté.
Ça le perturbait. Non pas son état, mais cette fierté qu'elle gardait.
Pour la première fois l'homme du bout du lit, comme se sentant forcé de lui prêter quelques attentions, l’interpella sans politesse. Mais… la situation les exemptaient sans doute. Il suivit le doigt manucuré tendu pour connaître l'objet de la question.
Elle était à lui cette fiole ? Il pencha la tête pour mieux la voir. Elle ne lui disait rien… si c'en était une abandonné par un ancien soigneur, ce pouvait être n’importe-quoi. Un pas plus tard, il envoya son bras (qui apparaissait squelettique sans sa veste) la happer puis lui tendit en l'accompagnant d'une réplique probablement un peu plus cinglante qu'il ne l'aurait voulu.

- Pourquoi ? Vous comptez y goûter ?

Épongeant, d'un linge, la sueur des ébats, sans perdre plus de temps, il voulait lui faire comprendre qu'il n'était pas là pour discuter avec lui et, également, tenter de se targuer d'un pseudo-professionnalisme auprès de la Dame Mena. Les premières impressions qu'il donnait n'étaient pas souvent bonnes, entre ses mots mal mâchés et son allure de croque-mort sous cape. Il ne put s’empêcher de souffler à la mourante ces mots qu'elle avait sans doute entendu d'autres avant lui :

- Ch'suis pas sûr qu'ça soit bon pour vous d'continuer l’exercice… M'dame.

Tahn Celhán
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